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  • : Avis et opinions bien personnels sur mes lectures et les choses qui tournent autour des livres.
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Anonyme - Aladin ou la lampe merveilleuse

Asher, Jay - Treize raisons



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Ballard, Robert D. - Les Grands paquebots disparus
Beauchemin, Yves - Le Matou

Berling, Peter - Les enfants du Graal

Binet, Laurent - HHhH

Brontë, Charlotte, Jane Eyre

Brown, Dan - Le Code da Vinci
Brown, Frederic - Martiens, go home

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Campion-Vincent, Véronique - Légendes urbaines

Christie, Agatha - La Mystérieuse affaire de Styles

Christie, Agatha - Le crime du golf
Christie, Agatha - Le Meurtre de Roger Ackroyd
Claudel, Philippe - Les âmes grises

Connelly, Michael - Les Égouts de Los Angeles

Connelly, Michael - La Glace noire
Connelly, Michael - La blonde en béton
Connelly, Michael - Le dernier coyote

Connelly, Michael - Le cadavre dans la Rolls
Cussler, Clive - Chasseurs d'épaves

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De Chantérac, Aymone, Virginie Selvetti et Stéphane Munka - Une année de crime en France

de Rosnay, Tatiana - La mémoire des murs

Delafosse, Jérôme - Le cercle de sang
Diaz Canales, Juan - Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres

Doyle, Arthur Conan - Le Chien des Baskerville

Du Maurier, Daphné - Rebecca

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Equers, Jérôme - Les murs de l'enfer
Evanovich, Janet - La Prime
Evanovich, Janet - Deux fois n'est pas coutume
Evanovich, Janet - À la une, à la deux, à la mort
Evanovich, Janet - Quatre ou double

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Grimm, Jacob & Wilhelm - Blanche Neige

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Hanff, Helene - 84, Charing Cross Road

Herbert, James - Fog

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Indridasson, Arnaldur - La cité des jarres

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Jarry, Albert - Ubu roi

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Kaminsky, Stuart - Dracula fait maigre

 Keel, John A. - La Prophétie des ombres

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Laneyrie-Dagen, Nadeije - Les grandes énigmes

Liberati, Simon - Jayne Mansfield 1967
Ludlum, Robert - Le Weekend Osterman
L'Écuyer, Eugène - La fille du brigand

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Matheson, Richard - Je suis une légende
Maupassant, Guy de - Le Horla
Molière - Les précieuses ridicules
Montmorency, André - La Revanche du pâté chinois
Montmorency, André - Souffrance que j'ai du fun!

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Preston, Douglas & Mario Spezi - Le Monstre de Florence
Pullman, Philip - La mécanique du diable

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Reynolds, R.D. - Wrestlecrap : The very worst of pro wrestling
Reynolds, R.D. - The Death of WCW
Reynolds, R.D. - Wrestlecrap book of list

Robillard, Anne - Qui est Terra Wilder?

Ronecker, Jean-Paul - Les annales du mystère
Rowling, J.K. - Harry Potter à l'école des sorciers
Rowling, J.K. - Harry Potter et la chambre des secrets
Rowling, J.K. - Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

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Sadoul, Barbara - Un bouquet de fantômes

Sam, Anna - Les tribulations d'une caissière

Sardou, Romain - Personne n'y échappera


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Verne, Jules - Le tour du monde en 80 jours

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Bienvenue

Bienvenue dans ma bibliothèque. Ce blog fut créé afin de conserver une trace de mes lectures. Il me fera plaisir d'y échanger avec vous. Bonne visite.
corbeaux 2 109 ko

28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 06:00

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Bellemare, Pierre - Voyage au bord de l'Impossible – 2007.

 

Les histoires réunies dans cette collection sont vraies, il ne s'agit ni de roman, ni de science-fiction, ni de spéculation scientifique ou philosophique. Il s'agit de la vie des hommes tout simplement. Dans les histoires de Pierre Bellemare, la vérité est toujours stupéfiantes mais c'est la vérité, qu'elle soit tragique ou drôle, absurde ou fantastique, insolite ou terrifiante.

 

Il s'agit donc de 47 courtes histoires paranormales, insolites et étranges, racontées par Pierre Bellemare lui-même comme il a, apparemment, l'habitude de le faire dans ses émissions de radio. Les récits sont courts, certes, mais assez longs pour bien placer l'ambiance et faire monter le suspense jusqu'au dénouement final. Pierre Bellemare a une voix agréable et est un excellent conteur. Les histoires font parfois sourire, parfois frissonner, mais elles nous laisse toujours incrédule et songeur, surtout si on prend le parti de croire à la véracité de chacune d'elles. Durant les plus de 9 heures que durent cette écoute, fantômes, don de voyance et mauvais sorts côtoient spiritisme, miracles chrétiens, culte vaudou et bien d'autres choses encore!

 

Bref, une bonne écoute, divertissante et qui sait maintenir notre intérêt.

 

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                                                           Crédits photo : ABACA

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 20:01

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Sam, Anna – Les tribulations d'une caissière – 2008.


Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.


Quand j'ai pris ce livre je pensais passé un moment de détente et de rigolade. Certes c'est écrit simplement, sans prétention et avec humour, mais cet humour est tombé à plat pour moi et ne m'a arraché que difficilement un sourire ou deux.


Les différentes tâches et anecdotes qui remplissent la vie de notre caissière ne servent qu'à confirmer, si on avait besoin d'autres preuves, que l'humain peut atteindre des sommets dans les disciplines que sont la bêtise, le manque de savoir-vivre et la mesquinerie. Attention toutefois aux généralités!

Par contre, j'avoue que je n'ai jamais exercé le métier de caissière, que j'ai tendance à agir avec elles de façon machinale et à soupirer d'impatience quelques fois.


Ce livre, même s'il n'a pas tenu ses promesses du point de vue humour, m'aura au moins fait réaliser les difficultés d'un métier beaucoup moins simple qu'il n'y paraît. Je crois de toute façon que c'était bien là le but premier du blog de l'auteure et de son livre.


Lu en 2012.


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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 21:40

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Liberati, Simon – Jayne Mansfield 1967 – 2011.


Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symboldes années 50.
Simon Liberati ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.
Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.


Comme beaucoup de gens sans doute, je ne prétendais pas connaître vraiment qui était Jayne Mansfield. Je pensais toutefois savoir décrire le personnage : une blonde platine, bimbo, vedette de cinéma des années 1950 et 1960, succédané de Marilyn Monroe aux films plutôt inconnus par le public non américain, avec un QI apparemment aussi gros que son tour de poitrine et morte décapitée dans un accident de la route à la fin des années soixante.


Le livre de Simon Liberati nous raconte la vie de la Star dans les derniers mois de son existence. Et dès les premières pages, il décrit par le menu détail l'accident fatal du 29 juin 1967 sur l'autoroute US 90 entre Biloxi et La Nouvelle Orléans. L'auteur remet les pendules à l'heure concernant certains mythes sur Jayne Mansfield et sa mort. Il nous plonge dans un univers glauque fait de satanisme, de relations amoureuses malsaines, de sexe, de drogue, d'alcool et de publicité. Car Jayne Mansfield n'était pas vraiment une movie star. Sa carrière cinématographique est constituée de 29 films dont la plupart sont des navets à peu près inconnus. Elle jouissait cependant d'une popularité qu'elle entretenait par des coups publicitaires et des conférences de presse. Elle incarne réellement le pont entre le vieux Star System hollywoodien et les célébrités qu'on voit trop souvent aujourd'hui, célèbres à ne rien faire ou presque comme Paris Hilton ou autres Kim Kardashian. Vivre à notre époque, elle aurait certainement fait dans la télé réalité.


Bref c'est intéressant, bien écrit et bien documenté, plein de détails captivants. Plus qu'un livre sur Jayne Mansfield, c'est un livre sur une époque et sur la célébrité et ce qui se cache derrière le miroir.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici une entrevue de l'auteur de passage à l'émission de Laurent Ruquier : 

 

 

Lu en 2012.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:25

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Binet, Laurent – HHhH – 2010.

 

A Prague, en 1942, deux hommes doivent en tuer un troisième. C’est l’opération « Anthropoïde » : deux parachutistes tchécoslovaques envoyés par Londres sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la solution finale, « le bourreau », « la bête blonde », « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich ». Heydrich était le chef d’Eichmann et le bras droit d’Himmler, mais chez les SS, on disait : « HHhH ». Himmlers Hirn heiβt Heydrich – le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Tous les personnages de ce livre ont existé ou existent encore. Tous les faits relatés ont été vérifiés. Mais derrière les préparatifs de l’attentat, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique. L’auteur, emporté par son sujet, doit résister à la tentation de romancer. Il faut bien, pourtant, mener l’histoire à son terme.

 

Bon…j’ai adoré ce livre. J’ai beaucoup aimé comment Laurent Binet m’a raconté l’Histoire, et par la même occasion un peu de son histoire, l’histoire de son obsession.

 

Reinhard Heydrich est un malin qui fait rapidement son chemin jusqu’au haut de l’échelle sociale nazie. Il arrive en quelques années à occuper une des positions les plus importantes du parti nazi, le Reichsprotektor de Bohême-Moravie (République tchèque). Grand, blond, intelligent, efficace bureaucrate, féroce et sanguinaire, Hitler voyait en lui le modèle aryen parfait pour l’allemand parfait. Aidé de Eichmann, il mettra au point le programme d’extermination des Juifs d’Europe, la solution finale.

 

De Londres, les dirigeants des pays envahis et occupés par les Allemands, même en exil, essaient de faire le maximum pour mettre en place et aider la résistance de leur pays. Ils font de leur mieux pour participer, pour obtenir des renseignements ou pour mettre sur pied des missions pour essayer d’affaiblir l’ennemi commun. Des résistants de tous ces pays font route pour l’Angleterre afin d’y être entraîner. Parmi eux, un Tchèque et un Moldave, Jozef Gabcik et Jan Kubis seront parachutés près de Prague pour y mener à bien leur mission, assassiner le Reichsprotektor, le bourreau de Prague, la bête blonde, Reinhard Heydrich.

 

Pour nous raconter l’histoire de cet attentat, l’auteur alterne entre des chapitres sur les personnes, les lieux et les événements qui mèneront les protagonistes sur ce coin de rue de Prague le 27 mai 1942, et d’autres chapitres où il nous livre ses doutes, sa volonté de nous raconter les faits réels sans rien inventer ou romancer, la découverte des sources qui ont alimenté sa recherche de vérité, son obsession pour l’histoire de ses trois hommes.

 

Les chapitres sont courts et écrits simplement sans effet littéraire trop lourd. Cette simplicité dans l’écriture laisse place à la lourdeur et à l’horreur du récit. Le souci de vérité de l’auteur et son dégoût pour la romance et les dialogues inventés ne nous éloigne pas des personnages. On déteste Heydrich et on admire Gabcik et Kubis.

 

J’ai appris beaucoup de choses dans ce livre, je n’avais jamais vu cette guerre sous un angle tchécoslovaque habituée que je suis d’avoir des points de vue français, anglais ou américains. Il n’y a évidemment pas de mots pour décrire le courage et l’abnégation de certains et les horreurs commises par d’autres durant cette guerre. Ce livre est un excellent témoignage d’événements qui doivent être sus. Il constitue également un excellent hommage à tous ces hommes et femmes qui ont donner leur vie pour combattre ces hommes assoiffés de sang, aveugles et sourds à tout bon sens, à tout remord. On dit que ce n’est pas humain, malheureusement au contraire, ce n’est que ça, humain.

 

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Lu en 2011.

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 01:22

 

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Jarry, Alfred - Ubu roi – 1896.

 

Merdre. Ubu, monument de la dramaturgie française, s'ouvre sur ce juron étonnant qui trouve ses origines dans l'esprit moqueur d'un lycéen rennais. Jarry n'a en effet que quinze ans lorsqu'il compose, dans la veine des gestes médiévales, cette pièce aux accents de grosse farce. Ubu, héros de troisième ordre qui synthétise à lui seul tous les travers humains possibles, devient roi de Pologne par un régicide grotesque. Son règne, sa déchéance et les savoureux dialogues qu'il échange avec la mère Ubu, manière de Lady Macbeth, la dimension tragique en moins, constituent les cinq actes de cette pièce conçue à l'origine comme un spectacle de marionnettes. Ubu roi, satire universelle de la stupidité et de la vulgarité, est peuplé de personnages types. Malgré son trait exagérément appuyé qui donne au tout l'aspect d'une blague de potache, cette pièce constitue une véritable aventure créatrice pour son jeune auteur, désormais identifié à son personnage légendaire. Première d'une série de pièces et de textes mettant en scène le Père Ubu, cette facétie, réappropriation de grands textes et invention d'un langage propre, suscita un tollé lors de sa première représentation en 1896. --Sana Tang-Léopold Wauters .

 

Par ma chandelle verte, je ne suis pas vraiment certaine de savoir quoi penser de cette pièce!

 

Le père Ubu, personnage principal de cette œuvre, est grossier, peureux, chanceux, idiot, méchant et poussé par l’appât du gain. C’est lui le héro de cette histoire, un héro qu’on ferait bien passer à la trappe pour lui faire ravaler son comportement désinvolte, égoïste et son total manque de respect pour la vie d’autrui.

 

Bien sûr c’est une caricature, autant dans ses personnages que dans son histoire. Les humains comme les choses sont tracés à gros traits, absurdes et vont exactement là où on les attend. Évidemment, ça dénonce les exagérations et la soif d’argent et de pouvoir qu’on peut souvent, hélas encore aujourd’hui, associer à nos classes dirigeantes. C’est aussi une évidence que cette pièce doit prendre toute sa saveur et sa drôlerie quand elle est jouée par des comédiens, plutôt que simplement lue en silence.

 

Certes on peut reprocher au Père Ubu son avidité, sa grossièreté et le fait qu’il n’accorde aucune valeur à la vie humaine, hormis la sienne. Mais au début de la pièce on comprend vite que le quotidien du Père et de la Mère Ubu, malgré la bienveillance du Roi à leur égard, n'est pas très rose, faite de petite misère et de privation. On pense bien que dans ces conditions, le respect pour quoi que ce soit est plutôt rare et qu’on acquiert alors une soif de s’en sortir et d’améliorer son sort coute que coute.

 

C’est peut-être la grande morale qu’on doit tirer de cette pièce. La classe dirigeante, mue par son désir de rester en place et d’acquérir toujours plus de richesse et de pouvoir, brûle et tue tout sur son passage. Les plus pauvres sont prêts à commettre les mêmes crimes pour rester en vie. Bref, les inégalités sociales favorisent la violence et le mépris des autres.

 

Un autre message qu’on pourrait y voir, c’est que certains se sortent toujours des pires situations sans faire le moindre effort. C’est le cas du Père Ubu qui arrive à se tirer des pires conditions toujours par l’action des autres, par la bêtise générale ou par un simple hasard. Il a de la chance dans son malheur, mais jamais assez de chance pour se sortir de son malheur. Peut-être la morale est-elle l’absurdité de la vie. Peut-être qu’il n’y a pas de morale du tout!

 

Il est, tout de même à noter qu'Alfred Jarry n'avait que 15 ans lors de l'écriture d'Ubu roi, que cette pièce est considérée que la première oeuvre de la 'Pataphysique qui est, selon notre ami Wikipédia, «une parodie de la théorie et des méthodes de la science moderne, et ses propos sont souvent proches du non-sens ou sont démontrés par l'absurde.» Franchement, je ne suis pas certaine de ce que c'est supposé signifier, mais il est certain que Jarry a influencé par son oeuvre plusieurs écrivains tels que Jacques Prévert et même Boris Vian. L'adjectif «ubuesque» caractérise le triomphe de l'absurde. Alors peut-être que je me casse vainement la tête à chercher une morale là où il n'y a que pure déraison.

 

Finalement, je n’ai pas beaucoup rit, c’est certain, mais contrairement aux avis que j’ai lu ici et là sur internet, où l’on crie au chef d’œuvre ou à la totale platitude, mon avis sera plus nuancé. Pas génial, certes, mais pas une merdre non plus. Une chose est certaine, cette pièce nous pousse à la réflexion et c'est déjà pas mal!

 

Lu en 2011.


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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 00:09

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Equer, Jérôme – Les Murs de l'enfer – 2001.

 

Oui, les maisons ont une âme. Celle que leur ont donnée les hommes, pour le meilleur et pour le pire. Derrière leurs murs, elles abritent tous les secrets, toutes les folies. Jérôme Equer a réuni pour nous treize histoires hallucinantes, défiant l’imagination. Comme celle de Sarah Winchester, la veuve de l’armurier, à qui un voyant avait prédit qu’elle mourrait si elle arrêtait de faire construire sa demeure et qui a fait bâtir, nuit et jour, un absurde palais de 750 pièces. Ou encore celle de Mathilde de Grammont, qui vécut trente ans au côté de son amant emmuré. Disparitions, mystères, crimes sont au rendez-vous de cet ouvrage palpitant.

J’ai lu quelques commentaires sur ce livre sur différents sites internet, apparemment tout le monde s’attendait à 13 histoires de fantômes. Pas moi. Je m’attendais à 13 destins tragiques de personnes ayant habité des maisons spéciales. Bon au final, les maisons ne sont pas toutes spéciales, et les événements qui s’y sont déroulés sont parfois tragiques, mais plus souvent pathétiques. Il y a deux histoires de maisons hantées, dont une de fantômes hollywoodiens, mais ce n’est pas celles-là qui m’ont le plus marquées. J’ai été vraiment plus impressionnée par l’histoire de la veuve Winchester et de sa maison labyrinthique, ou comment la culpabilité peut nous amener à des degrés insoupçonnés de folie. Les histoires sont courtes et assez bien racontées. Ce qu’on peut leur reprocher, c’est d’être plutôt avares de détails sur pourquoi les maisons ont finies par être ce qu’elles sont, sur la psychologie et les motivations des personnages qui y habitent, et finalement parfois on aurait aimé connaître le sort que l’avenir a réservé à ces demeures. Que sont-elles devenues en 2001, année de la publication du livre? Malgré tout, ça reste un bon moment de détente. Il faut noter que L’Enfer des murs est le premier livre de l’auteur Jérôme Equer, et qu’il n’est pas écrivain mais plutôt photographe. Il a d’ailleurs publié, à ce titre, en 2004, un livre avec le journaliste Hervé Kempf sur la vie à l’intérieur de la bande de Gaza, intitulé Gaza, La vie en cage.

Lu en 2004.

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 23:50

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Sardou, Romain – Personne n'y échappera – 2006.
 

 

New Hampshire. Hiver 2007. 24 corps sont découverts dans le sable enneigé d'un chantier d'autoroute. 24 cadavres ! Tués d'une balle en plein coeur, sans aucune trace de lutte. Sacrifice de secte ? Suicide assisté ? Gigantesque règlement de compte ? Plus incroyable encore : personne ne les réclame. Pas un mari inquiet, pas une mère affolée, pas un collègue de bureau ne prend contact avec la police. Le même soir, Frank Franklin, 29 ans, tout jeune professeur de littérature, arrive pour son nouveau poste au Durrisdeer Colleae une université richement dotée dont les terres jouxtent le chantier des 24. Très vite, quelque chose l'inquiète sur le campus. Bientôt, Franklin va comprendre qu'il a été entraîné dans un terrifiant jeu de dupes.

Les canadiens anglophones sont beaucoup affectés par ce syndrome, spécialement dans leurs séries télé. Oui, vous savez, le fameux syndrome du faux américain. Ils tournent une série à Toronto, et font semblant d’être à Chicago ou Washington. C’est un peu colonisé et pas assumé. Franchement, venant d’un auteur français, ça m’a un peu déçu. Je pense qu’il aurait pu situer son intrigue dans une ville française. Ce n’est pas comme si la France était en panne d’universités. Tout ça pour le plaisir d’avoir des personnages qui s’appellent Joe pis Jack… ou Frank et Stu. À part ce détail, c’est bien écrit, clairement raconté. Le point de départ est intriguant à souhait. Les personnages sont bien rendus. On s’attache facilement au personnage principal, le jeune prof. Bien qu’elle comporte sa dose de déjà-vu, l’histoire est assez compliquée pour maintenir l’intérêt, et la finale sort de l’ordinaire. Elle m’a cependant un peu déçu cette fin, probablement plus par attachement pour certains personnages, qu'à cause de la finale elle-même. Ce n’est certes pas la lecture d’une vie, mais c’est un honnête plaisir de lecture.

Écoute en 2008.


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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 23:17

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Delafosse, Jérôme – Le Cercle de sang – 2006.

Sortant du coma après un accident de plongée, Nathan Falh a tout oublié de son passé. On refuse de lui donner toute information. Il se sent traqué. Mais bien décidé à lever le secret de son identité, il retrouve la trace d'un mystérieux manuscrit qu'il avait confié à la bibliothèque Malatestiana en Italie. Alors, une inquiétante vérité se fait jour : le Cercle de Sang, une secte issue du fond des âges, menace de frapper la terre entière. Nathan se lance dans une course effrénée qui le conduira des glaces arctiques aux terres brûlées de l'Afrique. Pour éviter la catastrophe. Et pour savoir enfin s'il est du côté des bons ou de celui des méchants. Une histoire palpitante qui mêle passé et présent, science et religion, rites occultes et armes biologiques, malédiction ancestrale et terrorisme international. De la Norvège aux côtes soudanaises, des exactions d'une ONG corrompue au génocide rwandais, des technologies les plus pointues aux tortures de fanatiques religieux d'un genre très spécial, l'énigme magnétique du Cercle de Sang ne laisse aucun répit. Le lecteur n'a qu'une hâte: remettre les écouteurs.

Apparemment l’auteur, Jérôme Delafosse, est un véritable aventurier. Puisant dans sa propre expérience, autant que dans son imagination, pour nous offrir ici son premier roman. Je ne le connais pas, et je ne sais pas en quoi consistent ses fameuses aventures. Le livre commence par un cliché déjà maintes et maintes fois utilisé, le héros amnésique. On voyage beaucoup en Europe et en Afrique. On nous parle de sujets très à la mode depuis quelques années : conspiration mondiale, secte, arme biologique. L’intrigue n’est pas mauvaise, le rythme est soutenu et on passe un bon moment, mais sans plus. C’est bien, mais on a l’impression qu’on nous sert cette sauce dans beaucoup de romans, et qu’on aurait bien pu en lire un autre que celui-là, que ça n’aurait pas été plus mal. Les actions et réactions du héros font parfois sourire au lieu de tenir en haleine, tant on doute de leur crédibilité. Bref, pas nul, pas génial. Mon impression est assez tiède. Pour un premier roman c’est quand même bien.

Écoute en 2008. 



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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 23:15

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De Rosnay, Tatiana – La Mémoire des murs – 2008.

 

Lorsqu'on entre quelque part, on peut s'y sentir merveilleusement bien ou, au contraire, horriblement mal. Comme si les pierres s'imprégnaient de joie ou de chagrin pour plus tard s'en décharger et les restituer. Fraîchement divorcée, Pascaline, une informaticienne de quarante ans, vient de trouver l'appartement de ses rêves. À peine installée, elle apprend que ces murs ont été témoins d'un crime. Lentement, par touches infimes, ce drame fait surgir en elle une ancienne douleur, une fragilité restée longtemps enfouie. Pour en finir avec son passé, elle se lance alors sur les traces d'un tueur en série. Une quête obsessionnelle qui ravive ses blessures et l'amène à la lisière de la démence.

 

Il faudrait vraiment que j’apprenne à me méfier des quatrièmes de couvertures. Je me suis laissé accrocher par le résumé de ce livre. En effet, je n’ai jamais compris pourquoi, lorsqu’on touche à un mur, à une maison, en place depuis des années, des décennies, parfois même des siècles, on n’arrive pas à ressentir les émotions des événements dont ils ont été les témoins. (Oui je sais, j'ai des idées un peu weird parfois) Comment est-ce possible qu’on ne perçoive pas la moindre vibration, la plus infime impression? Peut-être que la plus part des gens ne sont pas assez sensibles à leur environnement. Bref, la mémoire des murs c'est un sujet que je trouve intriguant et qui m'intéresse d'avance. Et donc voilà qu’on me propose l’histoire de Pascaline, qui ressent les événements dramatiques qui se sont déroulés dans certains appartements, ou autres édifices. Pascaline qui capte la mémoire des murs, et qui « se lance sur la trace d’un tueur en série… ». Alors là, les personnes qui ont lu ce livre peuvent imaginer ma déception.

Je peux donner mon avis en deux temps:

 

Premièrement, l’écriture. C’est vraiment bien écrit. C’est fluide, facile à lire. On n’attend jamais après l’action. Ça roule, ça court sans obstacle. C’est une écriture très agréable.

 

Deuxièmement, l’histoire. Totale déception. Le récit d’une femme qui a vécu un très gros drame qu’elle a enfouit dans sa mémoire sans le régler. L’histoire d’une maternité frustrée et brisée. Ce drame trouve une porte pour sortir de sa cachette, et remonter à la surface, via les victimes, très jeunes, d’un tueur en série. Tout ça tourne à l’obsession. Une obsession qui va en crescendo, et qui est, par ailleurs, très bien décrite. Pour arriver à... une fin pas très satisfaisante.

 

Tout ça ne m’a pas touché. Ça m’a même plutôt exaspéré. Sans doute parce que je suis, et je cite, « …une de ces femmes voûtée et sèche …qui ne savent pas féliciter, encourager … ». Finalement choisir un livre par le titre ou par l'image de la couverture, c'est pas si mal.

 

Lu en 2011.



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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 11:52

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Molière – Les précieuses ridicules – 1659.

 

Magdelon et Cathos, deux jeunes provinciales, débarquent à Paris en quête d'amour et de jeux d'esprit. Gorgibus, père de Magdelon et oncle de Cathos, décide de les marier à deux prétendants, mais elles les ridiculiseront de telle façon que ceux-ci décident de se venger... Cette comédie en un acte et en prose, la première de Molière imprimée en 1660, affichait son ambition d'offrir à ses contemporains un miroir déformant de la préciosité ridicule, du grotesque bourgeois.

 

Satire qui traite d'un sujet malheureusement intemporel, le snobisme et le fait d'accorder plus d'importance au paraître qu'à l'être. Il faut, pour commencer, s'adapter au langage. Oui parce qu'un langage du 17e siècle, en prose, et dit par des précieuses ridicules qui ne savent pas grand chose, mais pense savoir et font des tournures de phrase...ridicules, c'est de prime abord, un peu difficile d'accès. Par contre, une fois acclimaté à ce langage, j'ai réellement apprécié toute la drôlerie de la pièce et la critique sociale, encore et plus que jamais actuelle, derrière l'humour. Si quelque chose, ou quelqu'un, est à la mode, est «in», alors c'est tout bon. Est-ce futile, insignifiant, frivole? Sans queue ni tête? Est-ce que c'est nocif et nuisible à long terme? Est-ce ridicule? Aucune importante, c'est à la mode! Bon j'arrête ici ma montée de lait... C'est pas drôle à se taper sur les cuisses, mais j'ai passé un bon moment quoi qu'un peu court. Je vous laisse sur cette perle de sagesse d'une de nos précieuses ridicules, Cathos : «...et pour moi, j'aurais toutes les hontes du monde, s'il fallait qu'on vînt à me demander si j'aurais vu quelque chose de nouveau, que je n'aurais pas vu.»

 

Lu en 2011.

 

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