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http://img15.hostingpics.net/pics/605288flowerplantroseicon.pngBien

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Anonyme - Aladin ou la lampe merveilleuse

Asher, Jay - Treize raisons



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Ballard, Robert D. - Les Grands paquebots disparus
Beauchemin, Yves - Le Matou

Berling, Peter - Les enfants du Graal

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Brontë, Charlotte, Jane Eyre

Brown, Dan - Le Code da Vinci
Brown, Frederic - Martiens, go home

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Campion-Vincent, Véronique - Légendes urbaines

Christie, Agatha - La Mystérieuse affaire de Styles

Christie, Agatha - Le crime du golf
Christie, Agatha - Le Meurtre de Roger Ackroyd
Claudel, Philippe - Les âmes grises

Connelly, Michael - Les Égouts de Los Angeles

Connelly, Michael - La Glace noire
Connelly, Michael - La blonde en béton
Connelly, Michael - Le dernier coyote

Connelly, Michael - Le cadavre dans la Rolls
Cussler, Clive - Chasseurs d'épaves

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De Chantérac, Aymone, Virginie Selvetti et Stéphane Munka - Une année de crime en France

de Rosnay, Tatiana - La mémoire des murs

Delafosse, Jérôme - Le cercle de sang
Diaz Canales, Juan - Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres

Doyle, Arthur Conan - Le Chien des Baskerville

Du Maurier, Daphné - Rebecca

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Equers, Jérôme - Les murs de l'enfer
Evanovich, Janet - La Prime
Evanovich, Janet - Deux fois n'est pas coutume
Evanovich, Janet - À la une, à la deux, à la mort
Evanovich, Janet - Quatre ou double

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Grimm, Jacob & Wilhelm - Blanche Neige

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Hanff, Helene - 84, Charing Cross Road

Herbert, James - Fog

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Indridasson, Arnaldur - La cité des jarres

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Jarry, Albert - Ubu roi

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Kaminsky, Stuart - Dracula fait maigre

 Keel, John A. - La Prophétie des ombres

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Laneyrie-Dagen, Nadeije - Les grandes énigmes

Liberati, Simon - Jayne Mansfield 1967
Ludlum, Robert - Le Weekend Osterman
L'Écuyer, Eugène - La fille du brigand

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Matheson, Richard - Je suis une légende
Maupassant, Guy de - Le Horla
Molière - Les précieuses ridicules
Montmorency, André - La Revanche du pâté chinois
Montmorency, André - Souffrance que j'ai du fun!

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Preston, Douglas & Mario Spezi - Le Monstre de Florence
Pullman, Philip - La mécanique du diable

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Reynolds, R.D. - Wrestlecrap : The very worst of pro wrestling
Reynolds, R.D. - The Death of WCW
Reynolds, R.D. - Wrestlecrap book of list

Robillard, Anne - Qui est Terra Wilder?

Ronecker, Jean-Paul - Les annales du mystère
Rowling, J.K. - Harry Potter à l'école des sorciers
Rowling, J.K. - Harry Potter et la chambre des secrets
Rowling, J.K. - Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

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Sadoul, Barbara - Un bouquet de fantômes

Sam, Anna - Les tribulations d'une caissière

Sardou, Romain - Personne n'y échappera


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Verne, Jules - Le tour du monde en 80 jours

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Bienvenue

Bienvenue dans ma bibliothèque. Ce blog fut créé afin de conserver une trace de mes lectures. Il me fera plaisir d'y échanger avec vous. Bonne visite.
corbeaux 2 109 ko

8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 01:38

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Lieberman, Herbert – Nécropolis (City of the Dead) – 1976.

 

Nécropolis, c'est la "Cité des morts" : New-York, sillonnée par les fous, les mythomanes et les drogués, les assassins et les paumés de toute sorte : en proie aux intrigues de la municipalité et aux trafics d'influence ; quadrillée par les voitures de police et les ambulances dans un grand concert de hululements de sirènes et crissements de pneus. Destination finale : la morgue. Presque toujours. Au centre de ce roman, Paul Konig, médecin légiste en chef, règne sur les dépôts macabres et surveille la ville où a disparu sa fille. Ce roman a obtenu le Grand Prix de la littérature policière.

 

Paul Konig est le médecin-chef de l'Institut médico-légal de la ville de New-York. C'est une sommité mondiale dans son domaine. Travailleur acharné, génie de la médecine légale, passionné par la tâche colossale qu'il a de trouver des réponses, l'identité et la cause de la mort, pour chacun des cadavres qui compose le chargement amené chaque matin par les policiers, ambulanciers et pompiers de la ville. Pour toutes ces raisons, il est craint, respecté, admiré et envié. Mais avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. Ainsi, chaque jour, il doit faire des autopsies, superviser celles de son équipe, lire des centaines de rapports d'autopsie à approuver, répondre des actes de son équipe, justifier ses décisions auprès du maire, de l'adjoint du maire et des journalistes. Il doit veiller à respecter le budget de son service et guetter le moindre signe de comportements douteux dans le personnel. Il doit investiguer des scènes de crimes, travailler en collaboration avec la police et témoigner à titre d'expert au tribunal. Il doit également former étudiants et stagiaires. Finalement, il doit esquiver les coups bas de ceux qui voudraient bien prendre sa place. Tout ça laisse peu de temps pour la vie de famille. Mais là, les événements se bousculent encore plus vite que d'habitude car, la police retrouve des cadavres atrocement mutilés et sa fille, Lolly, a disparue. Est-ce que je vous ai précisé que ce gars-là ne dormait pas?

 

À part l'évidente absence du téléphone cellulaire, ce livre qui date du milieu des années soixante-dix, n'a pas pris une ride. On ne sent pas le poids des trente-cinq ans qui nous séparent de l'action. À peu de choses près, les mêmes événements pourraient facilement se dérouler de nos jours, avec les mêmes réactions et interactions entre les personnages. Ces derniers sont superbement rendus dans leurs caractères et leurs réactions aux événements. On s'attache à Paul Konig, pourtant au départ pas vraiment un personnage franchement sympathique et on traverse avec lui horreurs, angoisses, inquiétudes et découragements. On admire sa farouche volonté de faire triompher la vérité et la justice et son total dévouement pour son travail. J'aime Paul Konig, il est sans fioriture et entier.

 

L'histoire, riche en action et en suspense, ne nous laisse aucun répit. 500 pages envolées sans effort. L'auteur a du faire des recherches vraiment poussées pour aussi bien rendre le travail de médecin légiste et décrire avec réalisme le quotidien et l’ambiance de la morgue d'une grande ville. L’effervescence, les odeurs, les personnages, les dédales de corridors. Il a un réel talent pour décrire des lieux, des scènes, des situations, mêmes complexes, avec peu de mots pour nous en faire un portrait clair qu'on peut facilement s'imaginer.

 

Bref, on interrompt la lecture de ce livre avec difficulté et on le termine sonné, battu. Mais on abandonne à regret Paul Konig, souverain de son vert royaume souterrain.


 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 06:51

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Asher, Jay – Treize raisons (Thirteen reasons why) – 2007.


Clay reçoit treize cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu'elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes impliquées dans sa vie : amies ou ennemies, chacune de ces personnes a compté dans sa décision. D'abord choqué, Clay écoute les cassettes en cheminant dans la ville. Puis, il se laisse porter par la voix d'Hannah. Hannah en colère, Hannah heureuse, Hannah blessée et peut-être amoureuse de lui. C'est une jeune fille plus vivante que jamais que découvre Clay. Une fille qui lui dit à l'oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer...


Hannah Baker a commis l’irréparable, elle s’est suicidée. Mais avant de tirer sa révérence, Hannah a senti le besoin de confier à son magnétophone les raisons de son geste. 14 cassettes sont ainsi enregistrées. 14 cassettes pour 13 raisons, 13 personnes. Dans ses enregistrements Hannah dénonce, questionne, essaye de comprendre le comportement de ceux et celles qui par leurs gestes, parfois graves, parfois, en apparence, sans conséquences, l’ont poussées à croire qu’il n’y avait plus d’espoir. Une fois les enregistrements terminés, elle poste le tout à la première personne avec des règles simples à suivre. 1. Écouter les cassettes. 2. Poster les cassettes à la personne suivante. Si la chaîne est brisée, les enregistrements seront rendus publics.


Le livre commence au moment où Clay Jensen se rend au bureau de poste pour y laisser les cassettes à l’adresse de la personne suivante. Il découvre, épuisé et choqué, sa ville, son école, les gens qui l’entourent sous un jour différent après avoir passé une nuit à écouter les dernières paroles d’Hannah. Il se souvient d’hier, de sa découverte du colis chez lui et de son écoute des cassettes. Nous découvrons alors en même temps que lui le nom des personnes et les actes qui leurs sont reprochés. Avec lui nous passons par toute une gamme d’émotions : peur, angoisse, déception, dégoût, joie, peine, révolte et culpabilité.

Mon adolescence est loin derrière moi, mais ce livre nous replonge tout à fait dans les codes et conventions de la vie dans une école secondaire. L’importance de respecter les règles sociales, de la réputation, de l’apparence. Tout se joue sur ce qu’on pense de toi, pas sur ce que tu es réellement. En fait, pas si sûre que ça change vraiment après l’école secondaire. Les faits reprochés aux 13 personnes sont parfois graves et parfois banals. Mais on comprend que tous se sont accolés pour contribuer à construire le mur qui a isolé Hannah.


La première chose qui nous pousse à ouvrir ce livre, c’est la curiosité. Une curiosité malsaine peut-être. Qu’est-ce qui a bien pu la pousser au suicide? On pense d’abord à un gros bouleversement, à un événement tragique. Pour se rendre compte que c’est plutôt une accumulation de choses qui ont convaincu cette jeune femme que ça ne valait pas la peine de continuer. Égoïsme et mesquinerie. On ne pense pas toujours, sinon rarement, aux conséquences de nos gestes sur les autres. Certains par manque de sensibilité ou de réflexion. D’autres par manque de conscience.


Le livre est écrit simplement. Il se lit facilement, les paroles d’Hannah étant mises en contexte par les interventions, les sentiments et les souvenirs de Clay. Bref, une bonne lecture qui pousse à la réflexion. Beaucoup de gens devraient le lire. Sans prétende que ça éviterait des suicides, ça rendrait peut-être la vie de certaines personnes moins misérable et le comportement de d’autres moins méprisable.


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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 01:08

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Kaminsky, Stuart – Dracula fait maigre (Never cross a vampire) – 2000.

 

1942. Toby Peters, détective privé des stars d'Hollywood, enquête pour le compte de William Faulkner, accusé du meurtre d'un agent littéraire. Il se met également au service de l'acteur Bela Lugosi (incarnation à l'écran du mythique Dracula) qui a reçu d'inquiétantes lettres de menaces. Ses premières investigations en direction du directeur d'un cinéma spécialisé dans les films d'horreur et de la mystérieuse organisation des "Chevaliers noirs de Transylvanie" ne donnent aucun résultat. Peters découvre alors l'amant de la veuve de l'agent littéraire. Il a été assassiné d'un coup de pieu en pleine poitrine suivant la méthode utilisée pour éliminer les vampires.

 

Ce roman mélange un tas d’ingrédients qui ont déjà, par le passé, prouvés leur efficacité. L’action se déroule à Hollywood durant la seconde guerre mondiale. L’ambiance est très film noir des années 1940 et 1950. Il y a du polar et un détective de la vieille école. Il y a de l’horreur et des vampires. Et pour en ajouter une couche, il y a des vedettes. En effet, un grincheux Bela Lugosi reçoit des lettres de menaces et William Faulkner est accusé du meurtre d’un agent littéraire. Le tout bien brassé aurait pu avoir un effet « mal de cœur », comme lorsqu’on mange un dessert trop sucré, mais l’auteur réussit à rendre le tout agréable et digeste.

Le personnage de Toby Peters est un peu minable, mais sympathique et entouré de personnages secondaires assez divertissants. Les deux enquêtes qu’il mène de front, les lettres de Lugosi et l’accusation de meurtre de Faulkner, maintiennent notre intérêt tout au long du livre et arrivent même à nous surprendre. Mais la vedette du roman, la star, c’est vraiment le vieux cinéma d’Hollywood. Salles de cinéma, stars de cinéma, codes, images et clichés du cinéma.

La façon dont l’auteur nous replonge dans la réalité historique de l’époque, via des dépêches de journaux et des bulletins radiophoniques, est tout à fait ingénieuse. Cette touche historique ajoute de la profondeur au récit.

Finalement, ne vous laissez pas influencer par le nom de Dracula et la promesse de vampires. Point de bit-lit ici, mais plutôt l’influence du vampire sur le cinéma et les esprits surchauffés des fans de notre ami Bela. (Lugosi par l’autre sainte ni touche.)

Bref, un bon moment de lecture, léger et bien plaisant.

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 20:35

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Connelly, Michael – Le cadavre dans la Rolls (Trunk Music) – 1997.

 

Anthony Aliso, producteur de cinéma, est retrouvé dans le coffre de la Rolls où il a été abattu. L’inspecteur Harry Bosch pense à une exécution mafieuse, mais les spécialistes de Cosa Nostra lui affirment que non, contre toute évidence… Plus curieux encore, l’emploi du temps d’Aliso fait apparaître qu’il aurait dû être à Las Vegas lorsqu’il a été tué. Enfin, sa veuve n’a pas l’air autrement bouleversée par sa mort… Vengeance d’épouse bafouée ? Règlement de comptes impliquant de gros bonnets de la police ? La question se pose d’autant plus fort que personne ne semble pressé d’aider l’inspecteur dans son enquête.

 

Des cinq premières aventures de l'inspecteur Harry Bosch, c'est celle-ci que j'ai la moins aimée. Par contre, je ne saurais dire exactement pourquoi. En effet, l'intrigue est compliquée à souhait. Entre Los Angeles et Las Vegas, elle est parsemée de fausses pistes et de nombreux revirements. La fin, bien que spectaculaire, est un peu décevante et quelque peu longuette. C'est aussi le retour du grand amour de Bosch, Eleanor Wish. Je dois avouer que les histoires d'amour ne sont pas vraiment ma tasse de thé, particulièrement dans les romans policiers, mais je dois aussi admettre que cela donne de l'épaisseur au personnage et alimente sa psychologie. Fidèle à ses habitudes, Connelly nous sert ses points de vue sur la ville de Los Angeles, sur le fonctionnement et les dérapages de la police sans que pour autant ses opinions ne viennent trop alourdir la narration. Alors ça reste un roman de Michael Connelly mettant en vedette Harry Bosch, donc un bon roman avec une bonne histoire, mais simplement j'ai été moins emballée que pour les quatre romans précédents. Enfin, j'ai lu quelques commentaires ici et là sur le net et plusieurs mettent en avant l'importance de lire les aventures de Bosch dans l'ordre chronologique. Je suis parfaitement d'accord sur ce point. Constater l'évolution de Bosch autant aux niveaux psychologique, amoureux que professionnel au fil du temps apporte vraiment un plus à mon plaisir de lire (ou écouter) ces romans.

 

Écoute en 2011.


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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 19:14

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Preston, Douglas & Mario Spezi – Le Monstre de Florence (The Monster of Florence) – 2008.

 

Entre 1974 et 1985, sept couples d'amoureux ont été sauvagement assassinés dans les collines de Florence. Ont suivi dénonciations, folles rumeurs et procès en série...

Douglas Preston et Mario Spezi ont repris l'enquête, qui semble déranger en haut lieu...

Leur récit, surprenant et terrifiant, sera adapté au cinéma avec George Clooney dans le rôle principal.

 

Le livre se divise en deux parties.

 

La première partie raconte les événements et toute l’enquête fait par le journaliste italien Mario Spezi. Les crimes sont tragiques et troublants. La population panique. Les scènes de crime ne sont pas protégées. La police italienne a sa façon bien à elle de mener les choses et l’efficacité n’est pas sa principale caractéristique, ni la logique d’ailleurs, c’est le moins qu’on puisse dire. Les fausses pistes se multiplient. Cette partie est compliquée parce qu’il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte, mais elle est aussi fascinante parce que les auteurs nous raconte des bouts de l’histoire de Florence, les mœurs des Florentins, la Sardaigne toute proche. Toutes sortes de détails intéressants, même des anecdotes concernant l’écriture des romans de Thomas Harris mettant en vedette son personnage le plus célèbre Hannibal Lecter. Bref, tout ce qui, de prêt ou de loin, peut nous aider à comprendre le contexte des crimes, les faits et les réactions de la population et de la police face aux meurtres commis par ce monstre.

 

La deuxième partie raconte les suites de l’enquête dès l’entrée en scène de Douglas Preston dans la vie de Mario Spezi. Leur quête commune pour démasquer le monstre, leur lutte pour qu’éclate la vérité face à l’appareil judiciaire italien hostile à leurs démarches. Des aventures toutes plus abracadabrantes les unes que les autres ont été vécues par les deux protagonistes. J’ai trouvé cette partie intéressante, mais moins prenante que la première partie.

 

Je ressors de ce livre, que j’ai beaucoup aimé, avec une opinion plutôt négative de l’Italie. Je voyais ce pays comme moderne et civilisé, et je ne dis pas qu’il ne l’est pas dans certains domaines, il l’est sûrement. Mais le portrait que nous avons dans ce livre des forces policières, c’est vraiment peu flatteur. Intimidation, arrestations arbitraires, « coupables » arrêtés sans aucune preuve concrète, dirigeants qui ne pensent qu’à l’avancement de leur carrière, aucun respect pour les victimes. Tant de vies brisées par des accusations sans fondement et des théories farfelues. C’est ridicule! C’en serait drôle si ce n’était pas si tragique.

 

Ça nous montre aussi combien loin peut nous mener une obsession.

 

Finalement, on peut lire ce livre comme un roman, se laisser prendre au jeu de l’enquête, se laisser éblouir par la promesse d’un film avec George Clooney, mais il ne faut jamais oublier que c’est une histoire vraie, que les victimes étaient de vraies personnes avec de vraies familles. Il ne faut pas oublier que le tueur lui aussi est réel.

 

Pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus, je vous propose cette entrevue de Jacques Pradel avec Mario Spezi sur les ondes d’Europe 1. Le montre de Florence

 

Lu en 2011.

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:27

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Brown, Dan – Da Vinci Code (The Da Vinci Code) – 2004.

 

Enfermé dans la Grande Galerie du Louvre, Jacques Saunière n'a plus que quelques instants à vivre. Blessé mortellement, le conservateur en chef va emporter son secret avec lui. Il lui reste cependant un mince espoir de ne pas briser cette chaîne ininterrompue depuis des siècles. Mais il lui faut agir vite. Une seule personne au monde peut prendre la relève, décrypter le code et être traquée à son tour...

De passage à Paris, Robert Langdon, professeur à Havard et spécialiste de symbologie, est appelé d'urgence au Louvre, en pleine nuit. Jacques Saunière, le conservateur en chef a été retrouvé assassiné au milieu de la Grande Galerie. Au côté du cadavre, la police a trouvé un message codé. Langdon et Sophie Neveu, une brillante cryptographe membre de la police, tentent de le résoudre. Ils sont stupéfaits lorsque les premiers indices le conduisent à l'oeuvre de Léonard de Vinci. Ils découvrent également que Saunière était membre du Prieuré de Sion, une société secrète dont avaient fait partie Nexton, Boticelli, Léonardo da Vinci, Victor Hugo, et qu'il protégeait un secret millénaire. L'enquête de nos deux héros les entraînera à travers la France et le Rouyaume-Uni, non seulement pour chercher une vérité longtemps cachée concernant la Chrétienté, mais également pour échapper à ceux qui voudraient s'emparer du secret. Pour réussir, il leur faut résoudre de nombreuses énigmes, et vite, sinon le secret risque d'être perdu à tout jamais.

 

J'ai essayé trois fois de lire ce best-seller. Après deux abandons, j'ai finalement réussi à en voir la fin. Pourtant, la personne qui m'a prêté le livre n'avait que des éloges à faire sur ce fameux code Da Vinci. Les deux premières fois, j'ai décroché faute d'intérêt. En effet, l'intrigue ne m'a pas intéressée puisque je savais déjà tout ce que ce livre diffuse comme informations sur le Graal et les Templiers. Les personnages ne m'ont pas touchés. Sophie Neveu, cryptologue pour la police judiciaire française, est d'une bêtise à faire peur. J'ai trouvé les énigmes des cryptextes du premier coup. Bref, je me suis plutôt emmerdée. Même le nom du personnage qui déclenche toute cette histoire, Jacques Saulnière, est facilement "décryptable". Jacques pour Jacques de Molay, dernier dirigeant des Templiers; et Saulnière pour Béranger Saulnière, prêtre de Rennes-le-Château supposé avoir trouvé le fameux trésor des Templiers.... Oh et ne vous en faites pas ce n'est pas un spoiler. Ce n'est pas archi mauvais, mais vraiment pas à la hauteur de mes attentes.

 

Lu en 2005.


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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 23:33

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Connelly, Michael - Le dernier coyote (The Last Coyote) – 1995.

 

Suite à une violente altercation avec son supérieur, l'inspecteur Harry Bosch est mis en congé avec obligation de consulter un psychologue pour évaluation de son état psychique. Sa carrière est en sursis et, s'il est encore payé, sa réintégration dans la police de Los Angeles semble fortement compromise, à moins qu'il accepte de regarder la vérité en face. C'est ce que lui fait comprendre sa psychologue, le docteur Carmen Hinijos. Harry Bosch est pris dans une paranoïa que bien des choses expliquent : sa maison est sur le point d'être démolie par les services de l'hygiène de la ville. Or, avec cette destruction, c'est tout un pan de son passé qui va disparaître. À force de le pousser à bout, la psychologue parvient à lui faire avouer un des secrets qui le rongent : il est le fils d'une prostituée, Marjorie Lowe, qu'on a assassiné en octobre 1961. Alors âgé de 11 ans et pensionnaire d'un orphelinat, il a été d'autant plus marqué par ce meurtre que la police n'a jamais retrouvé l'assassin. Bouleversé par cet aveu, il décide de rouvrir le dossier, alors même qu'il n'a plus le droit de mener la moindre investigation et que cette interdiction est si catégorique qu'on lui a retiré son badge d'officier. C'est le début d'une enquête qui sera d'autant plus surprenante et émouvante, qu'au fur et à mesure qu'il la mènera, découvrant l'ampleur de la corruption jusque dans les plus hautes sphères de la police et de l'administration de l'État de Californie, Harry Bosch sera mu par un certain aveuglement lié à son enfance.

 

Notre bouillant Harry Bosch, ne pouvant se retenir plus longtemps, en vient aux coups avec son supérieur immédiat, Harvey Pounds. Ceci lui vaut une suspension immédiate, et un magnifique séjour dans le bureau d'une psychologue. Il pourra réintégré son poste uniquement si la psychologue approuve son retour au travail. Extrêmement récalcitrant à ces visites chez le psy, Bosch décide, dès le départ, qu'il ne sera pas un patient facile, et que si cette psy veut savoir quelque chose, elle devra travailler d'arrache-pied pour lui tirer les vers du nez. Malgré tout, lentement mais sûrement, celle-ci fait comprendre à Bosch que sa séparation d'avec sa mère, pour être placé dans un orphelinat, et l'assassinat non résolu de cette dernière, ont non seulement marqué son enfance, mais sont sans doute responsable, en grande partie, de cette colère sourde qui ne le quitte jamais. Alors Bosch décide de reprendre l'enquête sur le meurtre de sa mère. Il découvre que ce crime n'est pas l'oeuvre d'un maniaque comme on le lui a toujours dit, mais qu'il cache des implications et des ramifications beaucoup plus complexes et dangereuses. Des personnalités importantes de la ville de Los Angeles ont peut-être été protégées. Après tout, il ne s'agissait que d'une prostituée...


Livre essentiel à la compréhension du personnage Harry Bosch, policier vedette de plus d'une quinzaine de romans de Michael Connelly. Beaucoup de détours, de personnages, d'intrigues et de chemins tortueux dans cette enquête. Par contre, tout est bien décrit et expliqué, l'auteur sait nous faire cheminé de façon à ne jamais nous perdre dans les dédales de son histoire. L'intérêt est vraiment la quête de vérité de Bosch. Comment malgré le crime qui remonte à plus d'un quart de siècle, malgré les bâtons qu'on lui met dans les roues, malgré les protagonistes qui refusent de parler, il arrive à atteindre son but : finalement connaître comment et pourquoi on lui a arraché sa mère. Un de mes romans préférés parmi ceux que j'ai lus (devrai-je dire écoutés) de cette série jusqu'à maintenant!


Il faut souligné l'hommage que l'auteur rend à l'écrivain James Ellroy, celui-ci et Harry Bosch partageant un lien tragique, la mère prostituée assassinée. Enfin, un dernier mot pour souligner, encore une fois, l'excellent travaille de l'interprète, Eric Herson-Macarel.

 

Écoute en 2008.

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 22:22

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Hanff, Helene - 84, Charing Cross Road (84, Charing Cross Road) – 1970.

 

Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique.

 

J'ai beaucoup aimé ce livre, pas au point d'en faire un culte, mais au point de le trouver trop court. En effet, on laisse ce livre à regret, on voudrait que cet échange entre Miss Helene et Frank Doel se poursuive un peu plus. Écrit sous forme épistolaire, ça se lit d'un rien. Cette correspondance, qui n'est au début qu'une relation commerciale entre une cliente et son libraire, se transforme au fil des années, et devient plus spontanée et amicale. Livre sur l'amour des livres, sur l'évolution des relations humaines, sur la générosité et l'amitié. C'est charmant, vieillot, nostalgique et drôle. C'est instructif également, car Miss Helene ne lit pas n'importe quoi et on nous informe, via des notes en bas de page, sur les auteurs et les livres qu'elle demande à son libraire. De plus, par les différents événements que vivent les deux protagosnites au cours de ces 20 années, 1949 à 1969, on y apprend sur les changements et bouleversements de la société de cette époque, comme les débuts de la télévision et le rationnement que vécurent les Britaniques bien au-delà de la fin de la Deuxième guerre mondiale. Ce fut fort plaisant comme lecture. Comme quoi les livres et la lecture peuvent menés à bien des choses.

 

Lu en 2008.


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J'aimerais bien voir le film!


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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 23:08

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Matheson, Richard – Je suis une légende (I am a Legend) – 1954.

 

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil... Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.

 

J’ai beaucoup aimé ce roman, il m’a réellement touché. L’auteur a un don pour nous rendre presque palpable la solitude du personnage principal. On ressent ses espoirs, désespoirs, et toute la lourdeur de l’ambiance. On vit avec lui sa routine emplie de peur et d’isolement. Emplie du fait qu’il doive lutter sans cesse pour rester en vie dans une existence où rien ne le retient, et où il est devenu une anomalie. L’horreur est d’ailleurs plus là, dans son combat contre l’isolement et le risque de devenir fou à force de vivre seul avec ses pensées et ses souvenirs. Puis, il y a cette menace constante des vampires, qu’il combat du mieux qu’il peut. Cette menace qui l'oblige au confinement de sa maison et de sa musique, pour éviter de voir et d'entendre ses anciens voisins, maintenant vampires, qui encerclent chaque soir sa demeure. Mais Neville est ingénieux et intelligent, et on apprécie ses trouvailles pour rester en vie et chasser les vampires. De plus, sa quête scientifique pour trouver une cause et un remède à la maladie, qui est à l'origine de l'épidémie, vient ajouter encore plus de profondeur au récit.

 

C’est un très bon roman fantastique, puisque derrière l’histoire d'horreur d’une population presque entièrement changée en vampire, il y a une observation de nos rapports aux autres et à la société : la mort, le deuil, la solitude, l’exclusion, la majorité qui à toujours raison, et la minorité qui finit toujours par être une menace.

 

Lu en 2008.


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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 18:33

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onnelly, Michael - La blonde en béton (The Concrete Blonde) – 1994.

 

L'inspecteur Harry Bosch se dit certain que Norman Church, l'homme qu'il a tué un soir dans une chambre de Los Angeles, était bien le Dollmaker, autrement dit "le faiseur de poupées", meurtrier en série qui assassinait des jeunes prostituées, et les maquillait outrageusement avant d'abandonner leurs cadavres dans des lieux publics. La veuve de Church, pourtant, a décidé de poursuivre le policier en civil : rien, à ses yeux, ne justifiait un tel recours à la force.
Bosch se tait, et se sent, en sécurité. Malgré ses méthodes toujours peu orthodoxes, ses supérieurs hiérarchiques ne lui ont pas retiré leur confiance. L'avocate de la partie civile, la très brillante Honey "Money" Chandler, n'obtiendra tout au plus, en cas de succès, qu'une réparation symbolique. Jusqu'à ce que Bosch en vienne peu à peu, avant que quiconque ne l'accuse, à douter de l'identité du principal - et unique - suspect, aujourd'hui défunt...
Norman Church était-il vraiment le "Dollmaker" ? Au cours du procès, le cadavre d'une nouvelle jeune femme est découvert sous la dalle en béton d'un immeuble. Et tout indique que ce meurtre ne peut être attribué qu'au Dollmaker. Inquiet, Harry Bosch rouvre le dossier du mort et reprend l'enquête à son point de départ. Où, et quand, a-t-il fait fausse route ? Et que peut-il faire pour arrêter l'assassin avant que celui-ci ne mette à exécution ses menaces de mort ?

 

J'ai adoré! On ne peut pas lâcher cette histoire avant la fin! L'intrigue est brillante et savamment parsemée d'indices et d'informations, qui nous font conjecturer sur les uns et les autres, avant qu'à la toute fin nos soupçons se portent enfin sur le vrai coupable. On en apprend d'avantage sur le passé de Bosch, ses parents et son enfance. En plus de connaître enfin qui se cache derrière les crimes sordides du Dollmaker.

 

Dans une intrigue mêlant enquête criminelle et procédure judiciaire, on retrouve l'inspecteur Bosch en plein doutes, remettant en question ses actions, son jugement et tout le travail de policier. Aurait-il commis l'impardonnable erreur d'abattre un innocent? Une histoire captivante tant au niveau de l'intrigue que de sa critique du système judiciaire. Il faut dire que l'analyse du travail de policier, et du système bureaucratique qui l'encadre, est toujours bien présente dans les romans de Connelly. Mais dans celle-ci la critique est particulièrement virulente.

 

Bref, du bon Bosch, de l'excellent Connelly!

 

Écoute en 2008.



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