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Anonyme - Aladin ou la lampe merveilleuse

Asher, Jay - Treize raisons



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Ballard, Robert D. - Les Grands paquebots disparus
Beauchemin, Yves - Le Matou

Berling, Peter - Les enfants du Graal

Binet, Laurent - HHhH

Brontë, Charlotte, Jane Eyre

Brown, Dan - Le Code da Vinci
Brown, Frederic - Martiens, go home

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Campion-Vincent, Véronique - Légendes urbaines

Christie, Agatha - La Mystérieuse affaire de Styles

Christie, Agatha - Le crime du golf
Christie, Agatha - Le Meurtre de Roger Ackroyd
Claudel, Philippe - Les âmes grises

Connelly, Michael - Les Égouts de Los Angeles

Connelly, Michael - La Glace noire
Connelly, Michael - La blonde en béton
Connelly, Michael - Le dernier coyote

Connelly, Michael - Le cadavre dans la Rolls
Cussler, Clive - Chasseurs d'épaves

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De Chantérac, Aymone, Virginie Selvetti et Stéphane Munka - Une année de crime en France

de Rosnay, Tatiana - La mémoire des murs

Delafosse, Jérôme - Le cercle de sang
Diaz Canales, Juan - Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres

Doyle, Arthur Conan - Le Chien des Baskerville

Du Maurier, Daphné - Rebecca

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Equers, Jérôme - Les murs de l'enfer
Evanovich, Janet - La Prime
Evanovich, Janet - Deux fois n'est pas coutume
Evanovich, Janet - À la une, à la deux, à la mort
Evanovich, Janet - Quatre ou double

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Grimm, Jacob & Wilhelm - Blanche Neige

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Hanff, Helene - 84, Charing Cross Road

Herbert, James - Fog

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Indridasson, Arnaldur - La cité des jarres

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Jarry, Albert - Ubu roi

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Kaminsky, Stuart - Dracula fait maigre

 Keel, John A. - La Prophétie des ombres

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Laneyrie-Dagen, Nadeije - Les grandes énigmes

Liberati, Simon - Jayne Mansfield 1967
Ludlum, Robert - Le Weekend Osterman
L'Écuyer, Eugène - La fille du brigand

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Matheson, Richard - Je suis une légende
Maupassant, Guy de - Le Horla
Molière - Les précieuses ridicules
Montmorency, André - La Revanche du pâté chinois
Montmorency, André - Souffrance que j'ai du fun!

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Preston, Douglas & Mario Spezi - Le Monstre de Florence
Pullman, Philip - La mécanique du diable

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Reynolds, R.D. - Wrestlecrap : The very worst of pro wrestling
Reynolds, R.D. - The Death of WCW
Reynolds, R.D. - Wrestlecrap book of list

Robillard, Anne - Qui est Terra Wilder?

Ronecker, Jean-Paul - Les annales du mystère
Rowling, J.K. - Harry Potter à l'école des sorciers
Rowling, J.K. - Harry Potter et la chambre des secrets
Rowling, J.K. - Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

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Sadoul, Barbara - Un bouquet de fantômes

Sam, Anna - Les tribulations d'une caissière

Sardou, Romain - Personne n'y échappera


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Verne, Jules - Le tour du monde en 80 jours

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Bienvenue

Bienvenue dans ma bibliothèque. Ce blog fut créé afin de conserver une trace de mes lectures. Il me fera plaisir d'y échanger avec vous. Bonne visite.
corbeaux 2 109 ko

11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 17:35

Un petit classique du Cœur à ses raisons. Toujours approprié pour nous mettre dans une ambiance festive et décontractée.

 

Bonne fin de semaine tout le monde!

 


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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 16:03

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Trina Schart Hyman, 1974

 

Version recueillie et mise en forme par Jacob et Wilhelm Grimm – Blanche Neige – 1812.

 

Ce conte est très court, moins d'une quinzaine de pages, mais on comprend pourquoi, malgré cela, il a tant marqué les esprits au fil des siècles. En effet, il contient bien des éléments propices à exciter l'imaginaire. La méchante reine, le miroir parlant, la forêt, les 7 nains, le prince ainsi que la frêle et belle jeune fille en péril.

 

Blanche Neige est une enfant très belle aux cheveux noirs, à la peau très blanche et aux lèvres d'un rouge soutenu. Suite au décès de sa mère, son père se remarie avec une méchante reine belle et orgueilleuse. Elle possède un miroir parlant qui ne dit jamais que la vérité. Sans cesse elle l'interroge pour savoir qui, dans tout le royaume, est la plus belle. Sans cesse le miroir lui répond qu'il n'existe pas dans le royaume plus grande beauté que celle de la reine. Puis, un jour, le miroir répond qu'elle n'est plus la plus belle, que c'est maintenant Blanche Neige. À partir de ce moment, la reine n'aura qu'une seule idée, éliminer sa rivale.

 

Encore une fois, il y a quelques différences entre le conte tel que présenté par les frères Grimm en 1812 et la version que nous connaissons largement véhiculée par le film de 1939 signé Disney.

S'il faut en croire les experts «es psychologie dans les contes de fées», il faut voir dans Blanche Neige et les 7 nains, la puberté et les menstruations expliquées aux jeunes filles. Le seul problème que j'ai avec cette affirmation c'est que ce n'est pas une adolescente que le chasseur amène dans la forêt, afin de la tuer et de la dépouiller de ses organes internes, mais bien une enfant de 7 ans. En effet, le miroir commence à avertir la méchante reine que Blanche Neige est mille fois plus belle le jour où la petite atteint l'âge de 7 ans. Je sais bien qu'anciennement les gens avaient une vie plus courte et étaient donc plus précoce que nous, mais ce jeune âge surprend quand même un peu. Aussi la période que Blanche Neige passe avec les nains n'est pas précisée, mais ça ne donne pas l'impression d'être bien des années. Ce qui place son mariage avec le prince à un âge où elle est toujours une enfant. C'est un peu...dérangeant disons.

 

On comprend aussi que si belle soit elle, Blanche Neige n'a pas inventé le bouton à 4 trous. Pour l'empoissonner, la reine ne va pas la voir une seule fois à la cabane des nains pour lui offrir la fameuse pomme, mais elle doit s'y prendre à plusieurs reprises. Elle manque de peu de tuer Blanche Neige à chaque fois, mais elle est réanimée de justesse par les nains rentrant du boulot. Hey ho! Malgré les attaques répétées de la reine et les avertissements constants des nains, Blanche Neige ouvre la porte à chaque tentative de la reine. Il faut dire que la reine aurait fait un super agent secret puisque c'est vraiment un as du déguisement.

 

Le film de Disney présente les nains comme des petits crottés. Dans le conte, c'est tout le contraire. Quand Blanche Neige arrive à leur cabane tout est propre et bien rangé. Ils lui échangent cependant le gîte et le couvert contre le ménage et les repas. À 8 personnes, elle ne devait pas chômer la petite.

 

Finalement, la reine meurt aussi dans la version des frères Grimm. Elle ne meurt toutefois pas en tentant de fuir, mais elle est plutôt mise à mort dans une torture bien moyenâgeuse et dégueulasse.

 

Bref, une chouette lecture, bien que trop courte, qui vient encore briser quelques mythes disneyiens.

 

 


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 15:39

Austen, Jane – Lady Susan

Page 21

«Or son visage respire la douceur, et tant le ton de la voix que la façon de se comporter sont d'une séduisante aménité»

 

Mon dico dit:

Aménité: Nom féminin. (lat. Amoenitas). Litt. Politesse mêlée de douceur : affabilité. - Sans aménité : de façon rude. Pl. Ironie : Paroles blessantes. Échanger des aménités. (Larousse)

Est «amène», ce qui est aimable, agréable, qui procure ou suscite du plaisir. Pour une personne, le mot évoque un caractère aimable, affable ou qui dénote de l'amabilité. («Douceur accompagnée de grâce et de politesse», dit le Littré). On parle par exemple d'une personne ou d'une nature amène, ou d'un ton ou de propos amènes. Traiter quelqu'un avec aménité, c'est le traiter avec égard, sans rudesse. Concernant l'environnement, le mot et le concept désignent depuis longtemps l'agrément induit par la fréquentation d'un lieu ou par la simple vision d'un beau paysage. Il est de plus en plus employé par les acteurs de l'environnement et du développement durable. Le mot évoque aussi et de plus en plus l'agrément, le plaisir gratuit directement ou indirectement offert par la vision, la contemplation de la nature en tant qu'habitats naturels et écosystèmes, qui en tant que bien public a un caractère d'intérêt public ou d'intérêt général. (Wikipédia)

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 02:08

Oui, encore du Pop Bubble venu du fond des âges. Mais tellement libérateur celui-là!

 

Bonne fin de semaine tout le monde!


 

 

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 15:37

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Brontë, Charlotte – Jane Eyre – 1847.

 

Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecœur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine. Placée dans un orphelinat, elle y reste jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Elle devient alors institutrice dans une famille et tombe passionnément amoureuse du tuteur de son élève. Un amour partagé, mais les deux amoureux devront franchir bien des obstacles.

 

Comme je voulais lire «L'affaire Jane Eyre» de Jasper Fforde, je me suis dit, il faudrait bien lire le fameux roman de Charlotte Brontë d'abord. Oui je suis une femme de principe! Que voulez-vous on ne se refait pas. Je ne sais pas dans quel mesure le roman «Jane Eyre» fait parti de l'histoire de Jasper Fforde, mais je ne regrette pas ma décision de lire ce livre, car j'ai beaucoup apprécié ma lecture.

 

Jane Eyre est recueillie par son oncle maternel à la mort de ses parents. Quand celui-ci meurt à son tour, elle se retrouve méprisée et tyrannisée par sa tante et ses cousins. À dix ans, elle prend finalement le chemin de l'orphelinat Lowood où, dans des conditions de vie souvent misérables, elle étudie, se fait des amis et apprend son futur métier d'institutrice. Après 8 ans passés à Lowood, comme élève et comme professeure, elle fait paraître une annonce dans un journal et se trouve une place d'institutrice à Thornfield Hall, auprès d'Adèle, jeune française pupille du maître de Thornfield, Edward Rochester. Au fil du temps, Jane et M. Rochester se rapprochent, s'apprécient de plus en plus et finissent par tomber amoureux. Mais devant l'impossibilité d'un mariage avec celui qu'elle aime, Jane quittera Thornfield pour une année riche en expériences, apprentissages et surprises.

 

Je voudrais avec lu Jane Eyre beaucoup plus tôt dans ma vie. L'adolescente que j'étais se serait retrouvée dans cette histoire romanesque et surtout dans le personnage de Jane Eyre lui-même. En effet, je partage avec elle le même goût pour la contemplation de la nature, la riche vie intérieure, la solitude imposée puis quelque fois recherchée et la même peur de déplaire à ceux qui ont de l'importance à mes yeux. Bien des fois j'aurais voulu avoir sa force et sa dignité face à l'adversité.

 

Malgré sa date de publication assez ancienne, 1847, le livre n'est pas difficile d'accès. L'écriture est fluide et légère comme son héroïne, et l'emploi d'expressions, de mots ou de tournures de phrases du milieu du 19e siècle n’alourdit pas la narration, mais l'enrichi plutôt. Le déroulement de l'histoire maintient toujours notre intérêt. Les personnages sont magnifiquement rendus dans leur caractères et leur psychologie et sont souvent attachants. Les bons sont bons et les méchants sont méchants, mais sans jamais tombés dans la caricature. Jane est entière, sympathique et courageuse. Elle affronte tous ces malheurs, et ces bonheurs, avec calme, dignité et intelligence. Helen Burns, orpheline de Lowood, est touchante par sa résignation, sa dignité et sa foi. Saint-John Rivers, pasteur, est quand à lui PÉ-NI-BLE d'orgueil et de fanatisme.

 

Charlotte Brontë est la première des sœurs Brontë a avoir été publiée. Le succès de son roman fut tel qu'il précipita la publication des ouvrages de ses sœurs. Jane Eyre s'inspire pour beaucoup de faits, de lieux et de personnes réels. Wikipédia a un article assez intéressant à ce sujet.

 

Bref, une très bonne lecture qui nous plonge au cœur d'une magnifique histoire d'amour et au milieu du 19e siècles anglais avec ses codes et ses conventions. Mon seul regret est de ne pas l'avoir lu plus tôt!

 

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Jane Eyre disant son fait à Mrs Reed. Seconde édition, 1847.


 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 01:04

Brontë, Charlotte – Jane Eyre

Page 352

«Je vous fis parler; au bout de peu de temps, je vous trouvai remplie de contrastes étranges : vos vêtements, vos manières, se ressentaient d'une discipline sévère; votre aspect était différent et annonçait une nature raffinée, mais qui ne connaissait pas du tout le monde et qui avait peur de donner une opinion défavorable d'elle en faisant quelque solécisme ou en disant une sottise.»

 

Mon dico dit:

Solécisme: Nom masculin. De Soloi, v. de Cilicie où l'on parlait un grec incorrect). Construction syntaxique s'écartant de la forme grammaticale admise. (Larousse)

Définition 1 : Faute contre les règles de la syntaxe. Faire un solécisme. Il y a un solécisme dans cette phrase. Exemple: «je suis été» pour «je suis allé» est un solécisme. Définition 2 : (Figuré) (Par plaisanterie) Faute quelconque. Un solécisme en conduite. (Wiktionnaire)

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 15:04

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«Aladin la salua avec joie.» Virginia Frances Sterrett, 1928.

 

Anonyme - Aladin tiré des Mille et une nuits, tome III

 

Pour obtenir une lampe qui lui donnera tous les pouvoirs, un magicien doit trouver un jeune garçon qui se chargera de descendre dans une certaine caverne, pour la prendre et la lui donner. Il compte bien se débarrasser de cet intermédiaire, une fois qu’il aura la lampe. Il cherche dans les rues d’une capitale de la Chine, un enfant malin, un peu voyou et c’est Aladin qu’il choisit en se déclarant son oncle, pour le mettre en confiance. Aladin descend dans la caverne remplie de trésors : il trouve la lampe, mais refuse de la donner au magicien avant d’être sorti. Le magicien l’enferme, croyant que la caverne serait son tombeau. Aladin y reste trois jours dans le noir, sans boire et sans manger. Mais, grâce à un anneau auquel est attaché un génie et que le magicien lui avait donné pour le protéger, Aladin revient chez lui emportant la lampe. Voulant aller la vendre pour se nourrir lui et sa mère, celle-ci la nettoie, et en la frottant, fait surgir un génie qui a le pouvoir d’exaucer tous les vœux. Grâce à la lampe, Aladin pourra prétendre épouser la princesse dont il est tombé amoureux. Mais la lampe est convoitée par le magicien et son frère qui chercheront tour à tour à la lui reprendre. Tous deux seront exécutés. Aladin finit par triompher de ces épreuves et gagne amour et fortune.– feeries.revues.org

 

Tout le monde connaît dans les grandes lignes l'histoire d'Aladin ou la lampe merveilleuse, conte tiré des Mille et une nuits. Ces contes sont transmis de génération en génération par tradition orale et sont fixés par écrit à partir du XIIIe siècle seulement. Il est impossible de nos jours de savoir avec certitude l'auteur, le contexte exact et la date de ces contes. Il est toutefois à noter qu'Aladin est un ajout tardif aux Mille et une nuits et qu'il ne faisait donc pas parti des contes originaux composant ce recueil. On peut diviser cette histoire en plusieurs parties :

-Une introduction où nous sont présentés Aladin, sa famille et leur quotidien.

-L'arrivée du magicien africain, son choix d'Aladin pour l'exécution de son plan, toutes ses manigances pour enjôler Aladin et sa mère, faire taire leurs soupçons et convaincre Aladin de pénétrer dans la grotte pour aller chercher la lampe. Finalement l'échec de son plan et l'abandon d'Aladin dans la grotte.

-Aladin découvre les pouvoirs de l'anneau que lui a donné le magicien et peut ainsi sortir de la grotte et rentrer chez lui. Ayant décidé de vendre la lampe pour les nourrir lui et sa mère, il découvre le Génie de la lampe et fait des vœux qui permettent de subvenir à leurs besoins essentiels. Cette étape dure plusieurs années durant lesquelles Aladin acquiert connaissances et expériences de la vie.

-Aladin rencontre la princesse Badroulboudour, fille du Sultan, et en tombe amoureux. Il se sert alors des pouvoirs de la lampe pour se débarrasser de son rival et convaincre le Sultan qu'il est digne d'épouser la princesse.

-Retour du magicien africain qui kidnappe la princesse et manque de peu de faire décapité Aladin par le Sultan en furie. Aladin tend un piège au magicien et réussi à ramener la princesse à son père le Sultan.

-Le magicien a cependant un frère, tout aussi machiavélique et également magicien, qui n'a plus qu'un seul but : venger son frère et réussir à éliminer définitivement Aladin. Aladin parvient à déjouer ses plans. Pour la finale, happy end et vie longue et prospère pour Aladin et la princesse Badroulboudour.

 

L'histoire, habillement contée par Shéhérazade, arrive à maintenir notre intérêt tout au long du récit. Aucun temps mort, les différentes aventures d'Aladin s'enchainent bien, séparées et amenées par de rapides transitions.

 

Ce conte fait partie de l'imaginaire collectif et nous en avons tous vu plusieurs interprétations au cours de notre vie. Des films, des livres pour enfants, des images et le fameux film d'animation de Disney. Toutefois, lire la version contenue dans les Mille et unes nuits amène son lot de différences et vient casser quelques mythes.

-Aladin n'est pas un personnage super génial. En effet, au début du conte, on nous présente un Aladin paresseux qui passe son temps à jouer avec ses amis sur les places publiques. C'est d'ailleurs ce qui le fait repérer par la magicien africain. Il est têtu, n'écoute pas ses parents, n'est pas reconnaissant des efforts qu'ils fournissent pour le faire vivre, ne veut faire aucun effort, ne veut pas apprendre de métier. Il rêve d'une vie oisive et faite d'argent facile. Il est inconscient et ingrat. Par la suite, tout ce qu'il a et tout ce qu'il réussi, ou presque, lui vient du Génie de la lampe. Les seuls points positifs qu'on peut lui accorder sont qu'il fait des voeux qui sont réfléchis, qu'il fait preuve de générosité envers le peuple (bien que cette générosité ne lui coute rien puisque distribuée à même les richesses fournies par le Génie, et qu'il sait que cette générosité servira plus tard ses propres intérêts), qu'il s'illustre dans une vague bataille et qu'il se montre parfois ingénieux.

-L'histoire se déroule en Chine. Pas en Arabie saoudite ou ailleurs au Moyen-Orient.

-Loin de la version de Disney, il y a des meurtres dans Aladin. Empoisonnement, strangulation et arme blanche sont au rendez-vous.

-Point de tapis volant. Cet ajout doit venir d'un autre conte ou d'un autre auteur. C'est pourtant un des éléments qu'on associe le plus à Aladin, mais il ne fait pas parti du conte tel que retrouvé dans les Mille et une nuits.

-Pas de limite de voeux. En effet, au lieu du fameux trois voeux seulement, il n'y a pas de limite et le Génie de la lampe exécute les souhaits du propriétaire de la lampe tant qu'il en demande.

-Étant donné l'âge du conte, les femmes n'ont pas une place extraordinaire dans cette histoire. Plusieurs des ennuis d'Aladin sont dus à l'innocence de la princesse. Mais le conte contient également un bel épisode anti-sémite. Vraiment pas génial comme message.

-Ces gens-là sont vraiment les rois du bling-bling. Tout doit être couvert de perles, d'émeraudes et de diamants pour qu'ils y fassent attention. Tu peux être laid, sale et con, si tes vêtements sont richement décorés, t'es brillant (C'est le cas de le dire...). Voyez vous-même par cet extrait : «...La ceinture dont elle se ceignit n'était qu'or et que diamants enchâssés, les plus gros et les mieux assortis, et elle accompagna la ceinture d'un collier de treize perles seulement, dont les six de chaque côté étaient d'une telle proportion avec celle du milieu, qui était la plus grosse et la plus précieuse, que les plus grandes sultanes et les plus grandes reines se seraient estimées heureuses d'en avoir un complet de la grosseur des deux plus petites de celui de la princesse. Les bracelets, entremêlés de diamants et de rubis, répondaient merveilleusement bien à la richesse de la ceinture et du collier.» Et c'est comme ça pour tout : les vêtements, les bijoux, la décoration intérieure, la vaisselle et même les éléments architecturaux des palais. Tout n'est qu'or, argent, diamants, émeraudes et rubis.

-C'est certain que Jasmine ça clenche plus que Badroulboudour.


Finalement, on ressort de ce conte avec une morale qui ressemble à «avec de l'argent le monde est à toi» ou «inutile d'apprendre un métier ou de se forcer pour apprendre quelque chose, juste à rester à l'affût des possibilités d'argent facile». Bref, lecture intéressante, divertissante, mais morale plus ou moins morale.

 

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Copyright : Disney

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 20:12

Oui je sais... encore une honte.

Mais on m'a toujours dit qu'il ne fallait pas bouder son plaisir...

 

Bonne fin de semaine tout le monde!


 

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 19:03

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Campion-Vincent, Véronique & Renard, Jean-Bruno – Légende urbaines : Rumeurs d'aujourd'hui – 1998.


Qui n'a jamais entendu parler d'alligators dans les égouts de New York, de lentilles de contact fondues, de reins volés, de femmes cuites aux UVA, de lâchers de vipères au-dessus des campagnes françaises ? Une pause café avec des collègues de travail, un repas en famille, un dîner au restaurant avec des amis : autant de récits de "source sûre" et de circonstances où échanger des expériences, raconter ce qui nous est arrivé récemment, à nous ou à la soeur d'un cousin d'un ami...


Ce livre regorge de légendes urbaines. Certaines archi connues, d'autres plus rares. Présentées par thèmes, elles sont racontées et expliquées. On retrace leurs origines probables, on fait des recoupements avec d'autres légendes nées ailleurs dans le monde, on explique quels événements ou phénomènes de société peuvent représentés le point de départ ou la motivation derrières chacune des légendes présentées. Les auteurs nous expliquent également les raisons sociologiques, historiques, psychologiques ou économiques qui mènent au développement de légendes urbaines, ainsi que la façon dont elles se propagent en traversant parfois des distances impressionnantes. Ce livre très fouillé, bien documenté, représente un tour d'horizon assez complet de la question. On y apprends beaucoup, mais malgré tout, ça demeure très abordable et ça se lit facilement. Finalement avec cette lecture on passe par toute une gamme d'émotions : dégoût, frisson, incrédulité, mais on prend aussi conscience que c'est souvent la peur de l'inconnu que se cache derrière tous ces contes de l'ère monderne. Bref, très bonne lecture. Divertissement et réflexion.


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:26

Anonyme – Aladin tiré des Contes des mille-et-unes nuits, tome III.

Page 180 :

«Elles étaient suivies par cent tchaoux et par un pareil nombre d'eunuques noirs en deux files, avec leurs officiers à leur têtes.»

 

Mon dico dit:

Tchaoux : Alors pas facile celui-là. Ni mon Larousse, ni aucun site de dictionnaire en ligne ne peuvent me donner de définition. Seulement que «tchaoux» pour être écrit «tchaouch» et que cela désignerais un type de soldats turcs.

Puis Google à la rescousse avec son module de livres numériques gratuits. En effet, un ouvrage de Joseph-Marie Jouannin, intitulé «Turquie» et publié en 1840 nous renseigne comme suit : «Les tchaouch sont des messagers d'État aux ordres du grand vizir. Leur chef appelé Tchaouch-Bachi était préposé à la garde des prisonniers de qualité , à l'exécution des ordres émanés de la volonté souveraine et des organes de la justice ( chèri'at ). Leschaouch avaient pour armes un arc et des flèches, un cimeterre et un bàtou court, dont la poignée se nomme topouz. Comme huissiers, ils sont chargés également d'appeler et de conduire devant les tribunaux les individus qui y sont cités dans les causes civiles et criminelles. Certains tchaouch ont joué quelquefois un rôle beaucoup plus important; on les a vus ambassadeurs de la Porte chez les puissances européennes. Leur nom et leur emploi sont antérieurs à la fondation de l'empire ottoman. Le grand Tzaouss (Mé-faç TÇaou;) tenait un des premiers rangs sous les princes du Bas-Empire, ainsi que le tchaouch-baschi à la cour des Sultans seldjoukidea.»

 

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